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Se reconnecter à soi après un accouchement difficile

Parfois l’accouchement rêvé, projeté, ne se déroule pas comme prévu. De nombreuses femmes souffrent en silence des conséquences de cette naissance pourtant tellement attendue.

L’hypnose Ericksonienne peut être un outil efficace pour accompagner ces femmes vers un mieux-être.

Quand l’accouchement est traumatisant

L’accouchement peut laisser des traces physiques et émotionnelles durables chez les nouvelles mamans. Ces blessures varient d’une femme à l’autre mais quand celles-ci sont très intenses, on peut parler d’accouchement traumatique.

Le terme « accouchement traumatique » désigne une naissance vécue comme dangereuse, hors de contrôle ou brutale. Il est alors associée à des émotions intenses de peur, d’horreur ou d’impuissance.

En pratique, il peut toucher environ 5 à 10% des naissances selon les sources. Il peut egalement évoluer vers un trouble de stress post-traumatique du postpartum quand les symptômes persistent et affectent le quotidien.

Une expérience d’accouchement vécue comme traumatisante déclenche des émotions intenses en lien direct avec l’accouchement et impacter la santé physique et mentale à court et long terme

Le traumatisme peut résulter d’événements spécifiques (instrumentation, césarienne non planifiée, complications fœtales, douleur intense, perte de contrôle). Il ne se limite pas aux cas de violences obstétricale. Même des accouchements qui ont semblé tout à fait classiques peuvent être traumatiques selon la perception et les réactions individuelles.

Les symptômes peuvent ressembler à un trouble de stress post-traumatique : cauchemars, évitement, hypervigilance, détresse soutenue, et difficultés émotionnelles ou relationnelles.​

Mais aussi de l’anxiété accrue autour des naissances futures, douleur physique associée, sentiment de culpabilité ou d’échec par rapport au projet parental.​

Si une naissance a été perçue comme traumatisante il est important d’en parler rapidement à un professionnel de santé (médecin, sage-femme, psychologue) qui pourra aider à évaluer le besoin du suivi à mettre en place. Le soutien de l’hypnose dans ce moment particulier est aussi très bénéfique.

Les causes possibles du traumatisme

La césarienne

En France, environ 20% des accouchements se font par césarienne, dont 68% en urgence, et beaucoup sont vécus comme une expérience hautement traumatique.​ 8 femmes sur 10 rapportent un vécu traumatique de leur césarienne, 1 femme sur 2 développe une dépression post-partum, Environ 1 femme sur 11 montre des symptômes de syndrome de stress post-traumatique deux mois après l’accouchement. Ceci aggrave le risque de dépression et d’évitement médical.​

(Source : Medtech france)

De plus, 18 % rapportent un défaut d’anesthésie qui a rendu la douleur très intense et l’acte traumatisant.

L’épisiotomie

Les femmes ressentent souvent des douleurs périnéales plus intenses qu’après une déchirure spontanée simple, rendant l’assise, la miction ou la défécation inconfortables dans les jours suivant l’accouchement. Ces douleurs diminuent généralement après quelques semaines avec une cicatrisation adéquate mais parfois ces douleurs s’installent durablement et peuvent créer des douleurs chroniques handicapantes et un mal-être psychique important.

Le déclenchement

Le déclenchement artificiel est un risque majeur quand il s’accompagne de complications telles qu’une césarienne d’urgence, une douleur intense non gérée, ou une séparation précoce mère-enfant.

Un traumatisme lié au déclenchement de l’accouchement peut parfois être vécu comme un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) survenant chez la mère (ou parfois le co-parent) après une induction perçue comme invasive, incontrôlable ou douloureuse, transformant l’événement en expérience brutale. Cela peut inclure des actes comme l’utilisation de médicaments ou d’instruments, générant un sentiment de perte de contrôle ou de danger imminent, comme une peur de mourir pour la mère ou l’enfant.​

Le traumatisme peut aussi découler du décalage ressenti entre le projet de naissance idéal et la réalité, ou une communication défaillante avec le personnel médical.​

Les violences obstétricales

Les violences obstétricales pendant l’accouchement désignent les actes de maltraitance physique, verbale ou psychologique que subissent les femmes de la part des soignants.

Ces violences peuvent inclure des gestes brutaux, un manque d’information et des procédures non consenties, entraînant souvent un traumatisme durable.

Elles sont reconnues comme une forme de violence basée sur le genre par des organisations internationales comme l’OMS.​

Les violences se manifestent par des épisiotomies injustifiées, des extractions abdominales douloureuses, des examens vaginaux répétés sans accord, ou des paroles humiliantes comme « poussez mieux » ou « taisez-vous ».

Le déni de la douleur, l’absence d’anesthésie efficace ou l’immobilisation forcée en position gynécologique non désirée. Ces pratiques surviennent souvent sous prétexte d’urgence médicale, sans explication préalable.​

Sur le plan physique, elles peuvent avoir des conséquences :  déchirures, infections, hémorragies, douleurs pelviennes chroniques ou troubles urinaires.

Psychologiquement, elles mènent parfois à un stress post-traumatique avec flashbacks, cauchemars, anxiété, dépression post-partum et phobie des soins futurs. Cela altère aussi le lien mère-enfant et la sexualité.

Une séparation brutale de la mère et l’enfant 

Cette séparation précoce peut engendrer chez la mère un sentiment d’impuissance et de grande détresse. Cela peut influencer l’attachement et le développement affectif.

Les signes possibles :

  • Chez la mère : détresse intense, hypervigilance, repli ou évitement, cauchemars ou flashbacks liés à l’accouchement, sentiment d’avoir été dépossédé de son accouchement.
  • Chez l’enfant et le duo mère-enfant : angoisse de séparation, difficultés d’attachement, sommeil perturbé, retards ou difficultés socio-affectives potentielles à long terme selon l’intensité et la durée du trauma et le soutien reçu 

Les conséquences possibles de ces accouchements traumatiques

  • Anxiété marquée à l’idée d’être examinée, d’avoir des rapports ou d’envisager une nouvelle grossesse.
  • Flash-backs de l’accouchement, cauchemars, hypervigilance, évitement des soins ou des consultations, irritabilité, tristesse persistante, symptômes proches d’un stress post-traumatique.
  • Sentiment de honte, atteinte de l’image du corps, perte de confiance en soi ou dans le/la partenaire liée à la zone périnéale
  • Dépression post-partum : elle touche environ 10 à 20% des femmes après la naissance d’un enfant. Elle se manifeste souvent dans les premières semaines mais peut survenir jusqu’à un an plus tard.
  • Troubles de l’attachement mère-enfant
  • Trouble de stress post-traumatique : un trouble anxieux qui peut suivre une exposition à un événement traumatique et se manifeste par des symptômes durables qui perturbent fortement le quotidien

Pourquoi l’hypnose peut vous soulager ?

L’hypnose ericksonienne peut être un outil précieux après un accouchement vécu comme traumatique. Elle aide à apaiser les souvenirs, les émotions et l’angoisse liés à ce vécu difficile.

Néanmoins, elle ne remplace pas un suivi médical. En cas de trouble de dépression sévère ou d’idées suicidaires : une consultation avec un psychiatre ou un psychologue spécialisé est indispensable.​

En quoi l’hypnose peut aider un accouchement traumatique

  • Aide à « digérer » un accouchement mal vécu en retravaillant les souvenirs dans un état de conscience modifiée. Cela favorise un chemin de résilience et de réconciliation avec son corps.​
  • Permet de mettre de la distance avec l’événement. De diminuer la charge émotionnelle et les images intrusives typiques d’un stress post‑traumatique obstétrical.​
  • Peut renforcer le sentiment de sécurité, de contrôle et de compétence maternelle. Ce qui améliore souvent le vécu du post‑partum et le lien avec le bébé.​
  • Préparation à une grossesse suivante : Travail sur les blessures psychiques pour envisager un accouchement serein.

L’hypnose offre un soutien précieux pour traiter un accouchement traumatique en aidant à « digérer » les souvenirs douloureux et à restaurer la confiance en soi.

L’hypnose aide les femmes à revivre le traumatisme sans le subir. Transformant les images fixes en souvenirs fluides et en activant des ressources internes comme la relaxation profonde. Elle réduit l’anxiété post-traumatique, améliore le lien mère-bébé et prévient des troubles comme le baby blues ou la dépression postnatale.​

Comment se déroulent les séances 

L’hypnose thérapeutique propose plusieurs techniques spécifiques pour traiter un traumatisme obstétrical, en favorisant la dissociation émotionnelle, la restructuration des souvenirs et la mobilisation des ressources internes. Ces approches aident ainsi à transformer les images fixes et bloquantes en expériences fluides et apaisées.​

Les techniques clés :

  • Dissociation corporelle : Permet de s’éloigner mentalement de la zone douloureuse ou traumatique. La souffrance associée est réduite.
  • Suggestions hypnotiques : Reformuler les souvenirs traumatisants permet de passer du statut de victime à celui d’acteur. Les événements passés peuvent alors être plus confortables.​
  • Changement d’images fixes : Transforme les flashs figés du trauma en séquences mobiles et positives. La souplesse émotionnelle peut-être ainsi restaurée.​

Applications en séance

Il suffit souvent de quelques séances pour travailler sur le trauma sans le subir. L’anxiété post-traumatique diminue et cela favorise la confiance pour une future grossesse. Permettant ainsi à la maman de reprendre une vie normale et de continuer son chemin de vie sereinement.

L’état de conscience modifié expérimenté en séance permet de moduler la perception du stress et de la douleur à l’aide notamment de métaphores et d’images précises. La récupération est optimisée même dans un contexte médical complexe.

Les suggestions hypnotiques, quant à elles, favorisent la dissociation de la douleur, le relâchement musculaire et une focalisation positive sur le corps. La femme redevient alors actrice de son expérience.

L’autohypnose est aussi un outil très efficace qui peut être mis en place pour une pratique autonome. Elle permet d’apaiser les émotions, les douleurs psychique et physique et ainsi renforcer la résilience.​

Je suis Clothilde Brothier Vessières, hypnothérapeute spécialisée en périnatalité à Bordeaux

Hypnopraticienne certifiée je vous accueille dans mon cabinet à Bordeaux Bastide.

Depuis toujours, je suis passionnée par l’univers des femmes, les naissances, les passages de vie. Les accompagner est pour moi une mission très spéciale, que j’aborde avec beaucoup de douceur et de respect.

Qu’est-ce que l’hypnose périnatale ?

L’hypnose périnatale est une forme d’hypnose spécialement adaptée à la période de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum. (J’en ai déja fait un article ici)

Elle permet d’accompagner les (futures) mamans dans ce changement de vie profond et les aide à mieux vivre leurs bouleversements émotionnels, physiques et hormonaux en mobilisant leurs propres ressources.

C’est une approche centrée sur l’écoute, la bienveillance et la confiance en soi. Elle permet de se reconnecter à son corps, ses sensations, ses besoins, son propre rythme de femme, loin des injonctions extérieures.

Ce que je vous propose au cabinet :

  • Hypnose thérapeutique en consultation individuelle pour travailler spécifiquement le traumatisme de l’accouchement et ses conséquences (peurs, culpabilité, colère, douleurs persistantes…).​
  • Apprentissage de l’autohypnose (exercices de respiration, visualisations, ancrages) pour gérer les montées d’angoisse au quotidien et restaurer un sentiment de calme.​
  • Séances en vue d’une nouvelle grossesse ou d’un futur accouchement, pour diminuer la peur de revivre la même situation et préparer un vécu plus serein.​